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 Cours de Géographie que M. Colombel a envoyés par mail

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Antoine Jayat



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MessageSujet: Cours de Géographie que M. Colombel a envoyés par mail   Sam 3 Mai - 12:47

Avis à la population !

Y aurait-il quelqu'un ou quelqu'une dont l'amabilité serait assez grande pour placer sur ce forum les cours de Géographie que M. Colombel a envoyés par mail ? La Fortune voulut que mon ordinateur fût incapable d'en faire la lecture, ce qui m'incommode grandement. Je compte sur le solidarisme collectiviste de la LS2 sur ce point.

Merci d'avance ! Very Happy
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Thomas M
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MessageSujet: Re: Cours de Géographie que M. Colombel a envoyés par mail   Sam 3 Mai - 13:46

Ca veut dire que tu comptes réviser la géo ? espèce de social-traître !!

I. ET CONCLUSION EN MEME TEMPS : LES FRACTURES ET LES ENJEUX GEOPOLITIQUES DE LA MEDITERRANEE EUROPEENNE.
A. Fractures historiques et frontières religieuses
Les fractures du Bassin Méditerranéen sont d’abord des fractures historiques. Le mythe de l’unité de la Mare Nostrum n’est depuis au moins 395 qu’une référence symbolique. L’Hégire et la conquête musulmane du Moyen-Orient puis du Maghreb, le schisme de 1054, vont positionner la Méditerranée comme un lieu de confrontation et jamais d’unité culturelle (au-delà des références de l’huile d’olive et du pastoralisme). Latins et Grecs, byzantins et arabes, ottomans et vénitiens, les fractures et confrontations historiques sont nombreuses, même si les limites en furent changeantes, et bien souvent fixées par les traités issus de la première guerre mondiale. Le sac de Constantinople par les croisés latins lors de la quatrième croisade (1203-1204), la bataille de Lépante qui vit la victoire totale des hispano vénitiens en 1571, et arrêta tout ambition ottomane sur Méditerranée occidentale, sont, autant que la grande catastrophe de 1922, des dates fondatrices des partages géo-historiques de la Méditerranée. Certains opposent notre ensemble aux rives est et sud, mais avec des frontières variables. La carte de la Méditerranée préromaine montre des implantations grecques qui s’échelonnent de l’Anatolie et Mer Noire jusqu’au Levant ibérique, tandis que Phéniciens sont présents sur côtes PO, Maghreb, Andalousie. La frontière de 395 passe entre Nord et Sud des Balkans, tandis que l’Empire byzantin en 8OO, après avoir reconstitué empire de Justinien, associe Anatolie, Chypre, Grèce, Albanie, Calabre et Sicile. Limité vers Nord par territoire mal contrôlés des Bulgares, serbes, croates qui le sépare Carolingiens qui contrôlent majeure partie Italie, France du Sud, et Catalogne, et limité vers Sud Est par califat abbasside du SE anatolien jusqu’à Ifriqya cad Tunisie, puis royaume berbère islamisés Maroc et émirat omeyyade de Cordoue. L’empire Ottoman à son apogée englobe totalité Balkans et Grèce, au-delà péninsule Istrie, Anatolie, PO, et côtes de l’Égypte jusqu’à la limite Maroc, englobe encore fin XIX Bosnie Albanie, Grèce septentrionale et Crète et Chypre, ainsi que Tunisie. Retenir : deux niveau de frontières, celle, introduite par 395 et 1054, entre monde grec et latin, qui passe à l’intérieur de notre espace géographique, et celle, introduit par conquête arabe, puis bien plus tard par expansion ottomane, entre monde historiquement chrétien et monde musulman, qui sépare pour l’essentiel notre espace géographique des rives est et sud. Mais deuxième lecture, celle de frontières mouvantes, encore déplacée XX par déplacement population consécutifs aux traités de 22 et guerres de Yougoslavie de la fin siècle. Enracinements historiques plus complexes peuvent resurgir ici ou là : cf sup rattachement symbolique et non explicite Italie du Sud avec Grèce, voir les héritages arabo-andalous, jusque dans discours des responsables politiques andalous défendant processus de Barcelone, la multiplicité des enracinements Sicile. Et des échelles multiples déterminent les frontières encore effectives : celle entre monde musulman et régions historiquement chrétiennes passe à l’intérieur de nos îles et péninsules, avec Bosnie, Kosovo, Albanie, populations converties cadre ottoman.
Correspond en partie aujourd’hui à des frontières religieuses qui sont les traductions principales de ces héritages historiques. Entre Grèce et Balkans et Turquie passe en Thrace orientale une frontière qui a été construite par traité Lausanne et migrations plus un million turcs et 1,5 millions de grecs, qui prolonge limite qui passe dans Chypre (où simplifiée par partition de 74), et qui coupe méditerranée en deux laissant Malte Sicile et Andalousie sur rive Nord. La limite de l’ouma traverse aussi les péninsules nord méd, l’Empire ottoman ayant laissé peuples convertis que les conflits de Bosnie et du Kosovo ont regroupés dans des territoires à majorité musulmane : partie musulmane de la fédération croato-musulmane de Bosnie et Kosovo, où de reste plus que quelques dizaines de milliers de serbes. La limite entre monde orthodoxe et latinité catholique est elle aussi déterminante, non plus pour différencier nos péninsules de la médit orientale et méridionale, mais pour percevoir certaines limites intérieur ensemble des régions méd de l’Europe. Elle passe elle aussi au cœur des Balkans, enracinée dans la rivalité acharnée dans conversion des slaves du 7éme (croates catholicisme) au 9ème (serbes mouvement conversion Cyrille et Méthode) et dans l’intégration Croatie à l’Empire austro-hongrois après défaite de ces derniers : la frontière croato-bosniaque limite austro-hongrois/ottoman, et la Krajina serbo-craote limite entre territoires hongrois et empire byzantin. Tandis qu’au-delà des Balkans musulmans l’orthodoxie est restée base identité nationale grecque. Les enjeux géopolitiques fin XX montre le caractère encore très vivant des antagonismes hérités du temps long.
La guerre d’indépendance de la Croatie en 91, puis la conquête en 95 de la Krajina, et la restitution en 98 Slavonie, provoquent mouvements population, fuite des pop serbes et retour pop croates de Slavonie et de Bosnie, pour établir état à 94% croate, dont plus de 350 000 serbes sont partis. La guerre de Bosnie, achevée lors des accords de Dayton en 95, se traduit par une homogénéisation ethno-religieuse liée retour des réfugiés dans zone contrôlée par chaque entité. La Républika Srpska serait pure serbe dans prop 94%, suite arrivée 350 000 serbes autres zones, et à nettoyage des poches musulmanes (Srebrenica), départ d’environ 900 000 musulmans et croates. La zone bosniaque, suite aux arrivées sup et au retour réfugiés Europe, à plus de 90 % musulmane, tandis que la république croate de Bosnie officiellement dissoute pop à plus de 90% croate. Guerre Kosovo, provoquée par nettoyage ethnique qui avait provoqué fuite de plus de 300 000 albanophones, s’est traduite par vastes mouvements pop pendant frappes OTAN, et au total par retour majo kosovars alb, et par départ majo serbes et autres minorités : à 88% albanophone et à 91% musulmans, 6 à 8% serbes orthodoxes.
Les tensions entre Grèce et Turquie, qui font Grèce principal opposant et lobbyiste contre candidature turque UE, même si contacts se sont multipliés, restent vives autour des ZEE Égée et de la question chypriote. Affaiblies dans cadre volonté d’ancrage européen de la Turquie, et auparavant dans cadre OTAN et alliance avec USA. Rappel d’une frontière historique aujourd’hui politiquement disparue, mais fondamentale plan social et éco, celle coupure entre pays ex communistes et Grèce ou Italie. Pas comparable au rideau de fer, dans mesure où frontières yougoslaves n’ont jamais été closes comparablement (migrations et tourisme) et où fermeture Albanie était au contraire totale.
Les enjeux géopolitiques les plus globaux entre états du Nord et du Sud et Est de la méditerranée portent sur des enjeux non directement territoriaux cependant. La coopération et le co développement, la gestion et le contrôle des flux migratoires, l’intégration et l’organisation des minorités musulmanes issues du Maghreb ou de Turquie en France, Allemagne, Benelux, sont les questions les plus présentes. Elles renvoient à une autre fracture méditerranéenne, celle du développement.
B. Méditerranée riche et Europe pauvre.
Les décalages de développement sont à un double niveau : entre les régions européennes de l’UE et l’Europe nord ouest, même si elles s’estompent, et paraissent aujourd’hui presque secondaires à une UE qui intègre Pologne Roumanie et Bulgarie ; entre l’UE et la rive sud et est de la Méditerranée, d’autre part, ainsi qu’avec les pays de l’Europe balkanique les moins développés et dont l’entrée dans l’UE, quoique programmée (négociation adhésion ouverte avec Croatie –mais avec Turquie aussi-, depuis 2005, négociation pour accord stabilisation préalable avec Serbie Monténégro, et Bosnie), n’est pas effective.
Les régions méditerranéennes de l’UE ont des PIB/hab qui vont de 54 (Hellade occidentale) à 132 (Madrid ou Lazio) = apparemment très dispersées dans hiérarchie européenne. Mais globalement se situent sur fourchette décalée par rapport nord-ouest : 95 à 170 Alle ex RFA, 90 à 175France métro non méditerranéenne, 97 à 158 Pays Bas, etc. Plusieurs décennies de croissance soutenue, de rattrapage en matière d’infrastructures (rôle FEDER) ont cependant atténué décalages globaux, et Catalogne, Toscane, ou Vénétie. L’intégration à l’UE va avec des processus de rattrapage rapides, les deux étant liés deux sens : voir Slovénie, Malte ou Chypre, qui montre que l’insularité pas forcément handicap, surtout pour éco off-shore. Subsiste toutefois marginalité des régions méditerranéennes les plus éloignées, péninsulaires ou insulaires de l’UE. La géographie de la richesse obéit gradient de l’insularité/péninsularité, méridionalité, l’ensemble corrigé par l’influence des grandes métropoles et par le développement touristique. CF. Grèce : globalement effet péninsularité méridionale et isolement/UE. Dans ce cadre, effet Athènes est essentiel (voir Attique et Hellade orientale et même Péloponnèse), visibilité secondaire Salonique (Macédoine centrale), tandis qu’insularité ambiguë (prospérité touristique Égée mérid, Crète et même Ionie, tandis que participe isolement et marginalité dans cas Égée septentrionale), montagnes et effet frontière pour un pays bordier Turquie ou Albanie. Cf. Espagne méditerranéenne, gradient Nord Sud, rôle de Madrid, et Italie où frontière du Mezzogiorno reste d’une lisibilité spectaculaire, même si Abruzzes et Sardaigne, transition et si ambiguïté Lazio méridional.
Cette « Europe pauvre », de moins en moins, ne l’est pas cependant vue d’Albanie ou du Maroc : l’Andalousie ou l’Épire apparaissent comme des havres de prospérité. La rupture reste nette : la plus pauvre des Nuts européenne, Hellade occ., décalage sensible avec la plus développée des régions méditerranéennes ext à UE, cad Croatie, elle-même sur chemin intégration éco et développement touristique, et voie adhésion ralentie seulement par coopération incomplète avec TPIY. Avec Maghreb (PIB/Hab PPA à 26 pour Tunisie, 23 pour Algérie ou 15 pour Maroc), avec Turquie (26), ou Albanie (20), le gouffre reste très important. La frontière Nord Sud en Méditerranée est plus que jamais réalité, entre rive Sud et Est et UE, en faisant interface majeur comparable et évidemment très différent de Linea. Albanie, Bosnie, Monténégro : passe aussi intérieur continent européen, limite géopolitique et économique ne coïncidant pas entièrement avec continents. La confrontation est parfois vertigineuse ; situation Albanie post communiste face Italie (canal d’Otrante) et Grèce est caractéristique. L’effondrement éco communiste s’est traduit par disparition 1/3 des emplois de 89 à 2001, et un doublement taux officiel du chômage qui s’établit à 24%. La pauvreté rurale des régions montagneuses, particulier Nord porte tous éléments du sous-développement : éco de subsistance, étroitesse des structures d’exploitations, inexistence éco non agricole, familles dépendantes exclusivement des revenus émigrés, médiocrité des infrastructures et enclavement. Globalement indicateurs du gouffre : la mortalité infantile est de 22‰ contre 5 en Grèce et 4 en Italie, l’IDH, 65ème avec Bosnie, loin derrière Mexique 53, le revenu par habitant en $ sans PPA est 2OO5 1500 soit 13 fois inf Italie (et non cinq fois comme PPA) et 12 à Grèce. Avec MI 39, classement IDH 125, revenu 1200 $ le Maroc propose situation rive sud encore plus nettement décalée. Même si Turquie et Tunisie proposent situ plus proche pour indicateurs sociaux et sup termes revenu brut. Les fractures éco intra et intercontinentales qui parcourent bassin méditerranéen sont interface Nord Sud.
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Thomas M
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MessageSujet: Re: Cours de Géographie que M. Colombel a envoyés par mail   Sam 3 Mai - 13:46

C. Migrations de population et enjeux géopolitiques associés à cette confrontation.
Les migrations de population sont corollaires de ce décalage, associé à la différence en matière de croissance démogr et de jeunesse des populations, ainsi qu’à la proximité géographique et à l’interpénétration culturelle. Le Bassin Méditerranéen est par tradition lieu brassage dépit fractures historiques. Migration peuplement de la France en Algérie. Villes cosmopolites que furent Thessalonique ottomane et juive, Marseille italienne, arménienne, Alexandrie grecque italienne et juive. Même si migrations politiques du Xxème se traduisirent souvent par accentuation des frontières et recul cosmopolitisme. Mais l’ampleur des migrations contemporaines n’a plus rien à voir avec existence qq diasporas marchandes et les brassages permis par empires multinationaux ou coloniaux. Le facteur essentiel de la migration aujourd’hui est le décalage, principalement de richesse, mais aussi de bien-être et de sécurité entre les deux rives ou entre marges balkaniques et UE. Ajouter à cela différentiels démographiques : accroissement naturel de 15‰ Maroc ou Turquie pleine phase TD, de 11 en Albanie, négatif en Italie ou en Grèce. 29% des albanais sont âgés de 0 à 14 ans, de loin la proportion la plus élevée en Europe, 50 % pop Maghreb moins 20 ans. La migration économique et ses corollaires (regroupement familial postérieur, ou migration d’études dans mouvement exode des cerveaux) n’est pas nouveauté : les recrutements massifs des entreprises automobiles ou minières françaises au Maroc ou en Algérie prennent place entre la fin des 50s et 74, les accords germano turcs pour l’importation massive de Gästarbeiter sont à peine décalés dans le temps. Les différences sont cependant considérables. Plus de relations bilatérales mais une migration globale, face à laquelle l’espace Schengen conçu comme protection. Surtout, pour ce qui nous concerne, une position radicalement différente des péninsules et îles méditerranéennes européennes dans système migratoire. L’Italie, l’Espagne, la Grèce, participèrent historiquement vaste mouvement d’émigration transocéanique vers Am Nord, jusqu’à quotas, et Australie ou Argentine, Diasporas nombreuses, dont quatre millions d’Italiens dénombrés à travers monde (sans compter ceux qui ont renoncé nationalité, souvent évalués plus de 40 millions) sont illustration, ou dont diaspora grecque (150 000 retours depuis 97 de mer noire traduisant liens avec pays d’origine, même quand n’ont aucun lien réel) est exemple classique (10 millions de grecs américains, australiens, canadiens) . Et alimentèrent MO bon marché France, Alle, Suisse ou GB, ne retrouvant SM positif que grâce aux retours, dans 6Os ou plutôt post 74. La migration se fait de la Méditerranée vers Europe NO, à ce moment. Deviennent terres d’immigration avec développement, fin transition démog, intégration européenne, et délimitation espace Schengen. Dans 80s pour Italie, 90s surtout pour Espagne ou Grèce. Les effectifs sont rapidement devenus importants : 2,7 millions officiellement en Italie 2006, soit 4,5% population, après régularisation loi Bossi-Fini, plus un million en situation irrégulière, environ total 4 début 2007 ; 1,8 millions en Espagne, près 4%, sans doute 3, l’institut espagnol de la statistique prévoyant 4,3 en 2010 ; probablement autour 1 million Grèce (dernier chiffre officiel, 762 000 recensement 2001), cad pas loin 10% pop totale. Le bassin méditerranéen joue un rôle central, même si jamais exclusif, dans cette migration : les Marocains représentent plus du tiers des étrangers situ régulière Espagne, même si en termes de flux très récents les latinos sont plus nombreux depuis 2002, (seraient en fait beaucoup plus nombreux, 1,8 millions, et année 2004 par exemple aurait vu pénétrer 500 000 latinos 17 pays, dont seuls 90 000 auraient réutiliser billet retour) ils sont également le second groupe en Italie (11%) derrière les albanais (12%), on trouve aussi communauté tunisienne et monténégrins, égyptiens. Les Albanais représentent plus de la moitié immigration grecque dominée par populations des Balkans. Migration largement intra méditerranéenne, donc, même si autres origines et autres destinations, bien sûr. Rôle bassin méditerranéen plus complexe encore car joue aussi comme espace de transit. Istanbul exemple d’une ville de passage : travailleurs clandestins russes et ukrainiens, migrants venus du Moyen-orient (Irak, Iran, azéris et autres caucasiens), ou de plus loin (monde indien ou Chine pour qui une des voies d’accès) à la rencontre d’un des lieux du monde où se trouvent le plus de passeurs et de possibilités faux papiers. Les pays du Maghreb sont eux mêmes des espaces de transit pour migration sud sahariens, comme l’a soudain révélé présence population flottante Maroc méditerranéen, tentant désespérément prendre assaut enclave Melilla en 2005, ou la présence de camps de rétention en Algérie et surtout en Libye, au terme des routes transsahariennes. La migration clandestine joue en effet rôle essentiel dans flux transméditerranéen, comme en atteste l’arrivée fréquente d’embarcations en perdition, sur côtes italiennes adriatiques ou sur archipel des Lampedusa . Comme en témoigne aussi tragiquement nombre de noyés lors franchissement Gibraltar par pateras (3000 cadavres de 1997 à 2OO1), même si enclaves puis aujourd’hui Canaries se sont substituées à passage trop bien surveillé, UE ayant financé équipement. Villes comme Ceuta et Melilla,Vlöres,sont plaques tournantes passages clandestins, concernant routes mondiales, et lieux organisation économie mafieuse, 120 000 personnes faisant chaque année frais trafic êtres humains. Bassin méditerranéen est donc un des lieux majeurs système migratoire mondial, plus international encore que Linea mex, d’autant plus que péninsules sont aussi pays de transit vers France Alle GB. D’où reproches cadre Schengen et coopération intéressée des polices Europe Nord. Mais stratégies des pays méditerranéens restent différentes, même si communautarisation des politiques d’immigration. Voir les régularisations massives : 6 depuis 86 en Italie plus d’1,7 M, 5 en Espagne, 2 en Grèce. Au point que plus radicale correspond Loi Bossi-Fini de 2002, cad loi passée par dirigeant néo-fasciste et ligue Nord, a priori hostiles à immigration, mais poussés par clientèle électorale patrons ind et commerce. En fait pays sud européens sont très dépendants immigration et en sont conscients : en Italie, où certains évaluent à 1/4 contribution éco informelle PIB, et où entrepreneurs troisième Italie. En Espagne, depuis trois ans premier pays immigr UE, où gouvernement Zapatero souligne poids immigration dans croissance éco la plus rapide UE, à 45% imputable immigrés, responsables de résorption déficits publics à hauteur de 5milliards euros, et favorisant entrée 1,5 millions espagnoles intégrer marché travail. Rapport de la Caixa concluant que « niveau de vie aurait chuté de 0,6% 1995/2005 au lieu de croître de 2,6% » si pays avait réussi à se fermer. Justification 700 000 régularisations 2005/06 face critiques françaises. Rôle régional essentiel plus encore : cf les jardins andalous, El Ejido et conflits racistes. Donnée urbaine : gare Termini.
Donnée fondamentale dans pays de départ, aussi, et donc Monténégro, Kosovo, Bosnie, Croatie (où retours) et surtout Albanie. Véritable exode connu par ce pays depuis 1989. Les évaluations fondées sur le recensement, les demandes postérieures de régularisation, et l’estimation des migrants irréguliers qui n’ont pas préféré se faire connaître, laissent supposer que le nombre d’albanais vivant en Grèce dépasserait les 500 000, gonflée par embauches sur les chantiers Athènes olympique, tandis que l’Italie compte officiellement 350 000 albanais, sans doute au moins 100 000 de plus. Population résidente 3,2 M cad entre 1/4 et 1/5 vivant dans pays immigration principaux, proportion bien plus forte sur pop en âge de travailler sexe masculin, puisque 57 % sont des hommes. Bien plus dans régions départ Nord et Sud, où déséquilibre démographique considérable. Tandis que la dépendance vis-à-vis remises est considérable : chiffre officiel supérieur à 20% du PIB, vu le poids des remises en nature et des transferts en liquide invisibles, doit plutôt de situer entre tiers et moitié.6,3 officiellement pour Maroc. Source quasi exclusive de la prospérité familiale dans Albanie rurale, et des capacités investissement dans villes.
Enjeu donc essentiel Méditerranée aujourd’hui, à différentes échelles. Enjeu économique, voir sup. Enjeu politique (voir débat en France, et spécialement en France méditerranéennes, mais aussi en Italie et en Espagne), et géopolitique, dans mesure où états espace Schengen demandent aux états maghrébins et de la méditerranée orientale de contrôler eux-mêmes flux migratoires provenant leur territoire, ou transitant par. Pose pb du co développement indispensable à la réduction des fractures méditerranéennes. Pour pays du Nord, horizon est celui adhésion, qui reste cependant lointaine pour Albanie ou Monténégro, encore loin d’être candidats, ou pour Turquie, candidat mal accepté (en particulier par Grèce et France). Pour pays du Sud pas envisagée véritablement. Processus de Barcelone, entamé en 1995, 25 + 10 pays Sud et Est. Fondé sur coopérations thématiques, et sur accords de libre-échange, en alternative à circulation des hommes sur modèle de ALENA. Global et bilatéral (UE/Maroc). Mais pratiquement la réalisation d’une aire de libre-échange en Méditerranée pour 2010, initialement programmée, ne sera pas finalisé. Et effets limités, en dépit plus de 12 milliards euros financement MEDA, souvent affectés à aides liées contrôle des frontières. Et tiédeur de la commémoration de son dixième anniversaire l’an dernier à Barcelone, ou l’ambiance qq peu désenchantée qui prévalait 2006 Marrakech, où furent seulement décidés coopération matière de transport, souligne ratés coopé, euroméd. Rien de comparable aux impacts de l’Alena sur développement au Mexique, et les IDE UE Maghreb n’ont pas connu augmentation sensible.
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Antoine Jayat



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MessageSujet: Re: Cours de Géographie que M. Colombel a envoyés par mail   Sam 3 Mai - 18:51

Eh bien... Des pages entières sans alinéa, ça va être hard ! Merci pour ces cours tout de même.

Et bonne non-révisade pour le KB de... d'après-demain...
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Caiomhe



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MessageSujet: Re: Cours de Géographie que M. Colombel a envoyés par mail   Jeu 8 Mai - 19:12

Merci!
Je vais pouvoir aller faire semblant de réviser... drunken
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MessageSujet: Re: Cours de Géographie que M. Colombel a envoyés par mail   

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