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 Cours du 7 Décembre sur Marthe Robert

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Antoine Jayat



Messages : 45
Date d'inscription : 23/11/2007
Age : 27
Localisation : Paris V°

MessageSujet: Cours du 7 Décembre sur Marthe Robert   Sam 5 Jan - 15:09

Je post ici le cours du 7 Décembre sur la question du "bâtard réaliste" et de "l'enfant trouvé." Je n'ai malheureusement pas le cours suivant, c'est à dire la conclusion de ce sujet, car je n'avais pu assister au cours. Mais bon, si ça intéresse quelqu'un, voilà au moins le début :


Français, Vendredi 7 Décembre


La Question du Bâtard et de l'Enfant trouvé

Roman des Origines et Origines du Roman :


Constat de départ :

« Dans ton combat contre le monde, seconde le monde » : c'est la devise emprunté à Kafka que Marthe Robert attribue au bâtard oedipien. Il y a deux grands courants, 2 façons de faire un roman :
a) Celui du « Bâtard réaliste » qui seconde le monde tout en l'attanquant : Ex du héros balzacien tel que Rastignac.
b) Celui de « l'Enfant trouvée » ; celui qui faute de connaissances suffisante et de moyens, esquive ce monde par la fuite, la bouderie.
Rubempré est composé à la fois du premier et du second courant : cause de son échec ? Rastignac, lui, réussi tout. Tout parvenu qu'il est, le roman a colonisé toute la Littérature, de sorte que le roman échappe un peu à la définition.
Le Roman moderne prétent avoir rompu les jeux d'illusions qui lui ont donné son surnom de frivolité. Zola : prétention du modèle scientifique, comme si les romanciers revandiquait son aptitude à « dire vrai » Marthe Robert affronte le paradoxe : il chercher à faire croire le roman. Différence entre le faiseur de roman et l'action romanesque elle-même.
Woolf, dans son Art du Roman : « Le roman est la seule forme d'art qui cherche à nous faire croire qu'elle donne un rapport complet et véridique de la vie d'une personne réelle. » Pour Robert, tout est là en effet : seul souci de l'illusion. Balzac « Tout est vrai dans le Père Goriot. » Mais ce n'est pas pour rien qu'on trompe.

Roman familial :

L'illusion romanesque est la seul qui exige la foi du lecteur : Wilde, qui s'émut fortement de la mort de Lucien de Rubempré. Robert s'occupe de ce noyau psychique : roman familial et névrosé (cf Freud) qui se passe en deux temps :
a) La Fable biographique : récit merveilleux qu'on forme dans notre enfance mais qu'on oublie ou refoule. L'enfant est comblé affectivement, il est enfant-roi (narcissisme infantile), un peu avant l'oedipe, alors qu'il n'est pas encore différencié sexuellement. Puis, avec la socialisation, on voit les parents des autres, on les compare, on les préfère : l'enfant en vient à se dire que ses parents ne sont pas ses parents et se raconte cette histoire pour ne pas déchoir de ce premier stade. L'enfant se voit en enfant trouvé.
b) deuxième stade : quand la différenciation sexuelle est effective. L'enfant voit que mère et père ne sont pas les mêmes. Du côté de la mère, on est sûr de sa provenance, mais pas du côté de la mère. L'enfant décide de garder sa vrai mère et de travailler sa naissance illégitime uniquement à propos de son père. La place est donc vide : l'enfant a la mère pour lui tout seul. Cette fable de la naissance illégitime n'a d'autre fondement que l'adultère supposé de la mère.
Ce moment du scénario s'accompagne d'une sorte de chute : de la naissance mystérieuse de l'enfant trouvé à la naissance honteuse et glorieuse de la faute de la mère. Ce roman du bâtard oedipien change sa filiation.. A partir du moment ou roman prend en compte ce scénario, on entre dans un cycle infini de transgression grâce au roman ; cf Proust avec sa mère au coucher.

L'Illusion romanesque :

On peut mieux comprendre l'illusion romanesque, qui peut être traitée de deux manières :
a) ou bien elle n'existe pas du tout : négation de l'illusion.
b) ou bien il exhibe le « comme si » de sa pensée.
Des deux qui trompe le mieux ? le premier car il met tous ses soins à escamoter l'illusion. Il fait ressortir la fausseté du second. Roman d'aventures n'est pas sur le même plan que roman réaliste.
Ces deux figures entraîne le roman sur deux directions : le roman de chevalerie etc qui exhibe son invraisemblance ; et le roman réaliste. Mais il faut voir comment le premier grand roman, c'est à dire DON QUICHOTTE, appartient tout entier à l'enfant trouvé. [Réalité s'oppose à lui, et la société ment sans y croire pour rentrer dans son jeu : DQ révèle les faussetés et les mensonges inavouables de la sociétés.] DQ oppose ses rêves à la réalité, comme l'enfant du premier stade pré-oedipien, en démasquant les impostures de la société. Le bâtard réaliste dans le roman du XVIII° siècle...
Balzac : théâtre des conquêtes (femmes, argent, pouvoir, honneurs). Mais il y a les « caractéristiques napoléonienne du roman du XIX° » Robert marque comment vie de Napoléon est une vie romanesque : une série incroyable de circonstances qui l'amène au pouvoir suprême tout en se revendicant de la révolution. Fable de l'illégitimité de N1. Robert montre bien comment Balzac, fasciné par Napoléon, emploi même quelques métaphores : Nucingen : « le Napoléon de la finance » et Vautrin « l'Empereur du bagne. » Le héros est souvent de basse extraction et renie cette filiation pour se faire un nom, par quelque moyen que ce soit.[i]
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