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 Cours : La Commune

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Antoine Jayat



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Age : 27
Localisation : Paris V°

MessageSujet: Cours : La Commune   Ven 7 Déc - 18:04

Voilà le cours sur la commune, avec les abreviations suivantes :
CL = Corps Législatif
CP = Comte de Paris
CC = Comte de Chambord
N3 = Napoléon III
et pleins de fautes de frappes !^^

LA COMMUNE



Mvt complexe qui a été à la fois critiqué et revendiqué par les révolutionnaires, qu'il s'agisse de Marx ou de Lenine.
• Nature de la commune : + républicain que socialiste ?
• Apprécier les rôles des mvts de foules irrationnels, car après la Commune, étude de psychologie des foules (Gustave Lebon, que connaissait Hitler).



I- LA CHUTE DE L'EMPIRE ET L'AVENEMENT DU GOUVERNEMENT PROVISOIRE :


1) LA GUERRE ET LA DEFAITE DE L'EMPEREUR :

a) Raisons du conflit :

Contexte général :
En mai 70, le plébiscite semblait avoir restauré le contexte général ; il n restait qu'une petite opposition républicaine et quelques radicaux, et les militants de la premières internationale dont les chefs s'étaient éxilés en Belgique. Blanqui.
Bismarck au pouvoir entre 1862 et 1890 : chancelier. Nationaliste allemand.
L'autriche, catholique, était la puissance tutélaire de l'allemagne. Bismarck demande à N3 de l'aide pour l'édification de l'Etat Allemand. N3 l'aide contre l'autriche, bismarck bat l'Autriche à Sadowa en 1866.
Bismarck crée alors une confédération allemande autour du royaume de prusse et signe un traité ac 4 états du sud dont la Bavière, catholique, sous Louis II, protecteur de Wagner. N3 demande des compensations pour son aide : demande gd duché du Luxembourg, qu'on lui refuse. Humiliation => Echec complet. Ne peut pas s'allier ac Prusse, Autriche et Italie, et armée pas prête.
Loi Niel 68. Avt : Conscription : tirage au sort, pour 5 ans. Loi Niel se veut plus égalitaire : armée de réserve + généralisation des conscriptions. CL fait échouer cette loi car bourgeois ne voulaient pas etre envoyés trop loin de chez eux => Armée mal entraînée ; bcp de Fçais ne savaient pas lire une carte d'Etat major.
En 68 : Problème de succession au trône d'Espagne. Reine Isabelle II de Bourbons est renversée (première femme => guerres civiles menées par son oncle) et exil forcé. En Septembre 1869, un député espagnol propose au Prince Léopold Hohenzoller-Sigaringen. Cela rappelle les Habsbourg qui régnaient en Allemagne et en Espagne. Le 4 Juin 1870 : Début de la crise Espagnole.
La Crise Espagnole :
3 Juillet, la nouvelle devient officielle : le Prince Léopold présente sa candidature. Gouvernement est inquiet ; ambassadeur Français Benedett à Berlin va voir le 6 Juillet 1870 Guillaume Ier, le chef de famille de Hohenzollen : il retire la candidature de son fils.
Cela ne suffit pas à la france : un parti belliciste voit le jour, pour donner nouvel éclat à l'Empire. Ce parti est encouragé par l'impératrice Eugénie qui veut un empire un empire plus autoritaire et plus glorieux pour son fils (ultramontaine).
Nlle démarche le 13 Juillet : Benedetti va voir Guillaume Premier à Ems ; là où les roi prend les eaux. C'est maladroit de la part de la france de venir deux fois lui demander de se prononcer. Mais, très aimable, il refuse de s'engager pour la Prusse (c'est selon lui une affaire privée) mais souien le désistement de son fils.
Mais Bismarck entrevoit le profit : il envoit une dépêche désobligeante, montrant la grande maladresse de Benedettii.... => Climat parision très belliciste, vives réaction. Mais Jules Favre (républicain) et Thiers (orléaniste) se prononcent contre la guerre. 19 Juillet : vote des crédits militaire. Ollivier « je déclare la guerre d'un coeur léger. » Enthousiasme populaire même dans les quartier populaires. Stéphanne Audoin-Rouzeau : « embryon d'Union sacrée » (sa soeur = Fred Vargas)

b) Les échecs militaires :

Très vite en infériorité. D'abord Français peu prévoyant et médiocrité du commandement : bcp ne savent pas lire une carte d'Etat Major. Empereur a des calculs rénaux, a mal sur son cheval et est indécis face aux allemands et envisage de rentrer à Paris pour calmer l'agitation.
Les allemands disposent des canons Krupp et ont des commandements très bons + réservistes = universitaires nationalistes. => Défaite du 4 Août : Wissembourg, le 18 Août à Gravelotte : la cavalerie est décimée.
A Paris : Régence d'Eugénie = dernière femme dirigeante en France, préside Conseil des Ministre. Le 9 Août elle remplace Ollivier par Palikao (génral qui avait gagné bataille de Palikao en Chine, en réalité Cousin-Montauban) qui est autoritariste.
Le 2 Septembre : les choses deviennent dramatiques : N3 est enfermé ac ses troupes à Sedan : il capitule (quand l'arrêt des combat est décidé par un militaires : c'est puni de mort normalement) et il est fait prisonnier avec 100 000 hommes. Remet son épée : « l'opinion publique m'a forcé à la guerre -- L'opinion publique, forcée par le ministère » aurait répondu GI
Bismarck lui propose liberté et d'aller à Metz où il y a 173 000 hommes sous commandement de Bazaine : les prendre et rétablir l'ordre à Paris pour garder sa couronne. N3 refuse.
Le 3, la nlle de Sedan arrive à Paris. Suscite colère du peuple. Pouvoir appartient à l'impératrice Eugénie et au gouvernement de Palikao (peu de popularité dans le contexte) Le CL était associé à l'action du bouernement grâce à un comité de Défense. Trochu « soldat, catholique et breton » (Hugo : Trochu, du verbe tropchoir). Refuse l'idée de déchéance de N3, mais aurait voulu que l'impératrice lui délègue ses pouvoir : Eugénie refuse.

c) La formation du Gouvernement Provisoire :
4 Sept 1870, peuple (blanquistes) envahit Palais Bourbons et essayent de former un gouv. Provisoire car Thiers refuse de rentrer dans ce gouvernement. Gambetta alors monte à la tribune et prononce la déchéance de l'Empire devant assemblée d'étudiants et d'ouvriers. Tractations à l'Hôtel de Ville. Jules Favre et Ferry arrivent à temps à l'hotel de ville où est proclamé le goubernement provisoire. Favre : Aff étrangères ; Gambetta : intérieur ; Trochu : direction. Eugénie s'enfuit par porte dérobée, file chez son dentiste américain et se barre en Angleterre sans avoir signé de traité : officiellement l'Empire dure toujours (=> Problème de légalité).
Gouv. Provi. Se nomme Gouvernement de Défense National qui proclame la République. Première proclamation du gouv : « aujourd'hui comme en 1789 veut dire 'union intime de l'armée et du peuple pour la défense de la patrie' » nation : terme connoté à gauche en 1870. Berstein et Rudelle ont théorisé le modèle républicain : n'est pas un modèle mais un idéal type (cf cours suivant) : attachement à la défense nationale fait partie de cet idéal.

2) REPUBLIQUE FACE A LA DEFAITE CONTRE L'ALLEMAGNE :

a) Opérations militaires :

Avance allemande est foudroyante : 19 Septembre : début du blocus de Paris qui durera jusqu'en 1871 (cf Maupassant). Il n'y a plus que l'armée de Bazaine à Metz mais on se défie de son bonapartiste.
Même jour : entrevue de Ferrières : château des Rotschild : [immense château donné ensuite à l'Université de Paris.] Favre rencontre Bismark qui réclame Alsace Lorraine + indemnité de 5 Milliards de frcs. Bismark avait déjà en tête un tracé très précis de la frontières : ligne vertes délimitant les régions riches en minerais. Le Gouvernement provisoire refuse et continuation de la guerre : restent dans un Paris assiégé. Enceintes construites par Thiers avec 16 forts. 72 000 soldats réguliers (de métier), dont 50 000 fantassins, 7000 marins (transférés de Bretagne à Paris) et 15 000 canoniers. Mais le pb est la garde nationale.
Ce sont des troupes auxiliaires : ne sont pas mobilisés dans l'armées. Il y a la Garde Nationale Mobile : 100 000 hommes, recrutement bourgois, instituée par Loi Niel. Ce sont des bourgeois qui ont très peu de pratiques des armes. L'autre, c'est la garde nationale sédentaire dont le recrutement est sédentaire : 300 000 hommes valides de 20 à 40 ans non mobilisés ; l'orphelinat ou l'absence de père est une des premières causes de non mobilisés. Ces personnes non mobilisées dans la lévée en masse : solde de 30 sous par jour (5 centimes) : pas énormes, mais pas négligeable pour l'Etat. Le gouvernement provisoire fait des levée en masse dans toutes la France. Gambetta et quelques amis quittent Paris en Ballon et arrivent à Tours et constitue la « délégation de Tours » et organise la levée en masse de 600 000 hommes pour délivrer Paris.
Mais le 27 Octobre 1870 : capitulation de Bazaine qui ne reconnaît pas la légalité du gouvernement provisoire et tente un complot avec Eugénie ; il veut devenir Lieutenant-Général de l'Empire (régent), mais Eugénie refuse, c'est pourquoi il capitule. 173 000 hommes captifs et 1570 canons. Cette traitrise indigne les français. Complots des « perceurs » : percer les lignes allemandes pour sauver Paris : Louis Rossel [polythechnicien qui rejoint Commune par patriotisme.].
Puis échec du plan stratégique de Gambetta : levée en masse a lieu mais les armées française se disloquent entre novembre 70 et janvier 71. Armée du général Bourbaki se disloque la dernière en Suisse. Echec militaire total.
Allemands s'établissent provisoirement à Versailles : 28 Novembre 1871 : proclamation du II° Reich : Guillaume Ier Roi de Prusse devient Empereur d'Allemagne. Etat fédéral. [1° Reich : Saint Empire Germanique juqu'en 1806] Reich en allemand : « empire » mais aussi « règne. » Enorme humiliation.

b) L'Agitation Parisienne :

Menée par les Blanquiste et les militants de la 1° internationale (Marx, Bakounine). Ils suscitent le 11 Septembre 1870 la création du Comité Central de Défense Nationale des 20 Arrondissement de Paris. On l'appelle le Comité de la Corderie du nom de la rue où il siège dans le 3°.
Ce comité réclamme à Paris une Commune : car Paris n'a pas de municipalité avant 1877 : le pouvoir central se méfie de Paris. Il y avait eu une commune à Paris en 1792. Il ne s'agit pas là d'un contre-pouvoir contre gouv provisoire, qui va dissiper les élections municipales et organise tenue d'élections générales.
Cela se temps à la fin du mois d'octobre 1870 à cause de la capitulation de Bazaine, échec des combats du Bourget le 30 octobre 1870 (troupes régulières ont tenté de percer les lignes parisienne : retenu au Bourget), et retour de Thiers, mandaté par le gouv provisoire pour organiser la paix.
Le 31 Octobre : émeutes devant l'hôtel de ville ; Blanqui tente d'organiser la révolution. Blanqui est laissé libre mais le gouv promet tenue d'élections municipales à Paris.
3 Novembre : plebiscite : « Le peuple de Paris fait-il confiance au Gouvernement de la Défense nationale ? » => Oui à 85%
5 et 8 Novembre : élections municipales : 20 municipalités d'arrondissement, majorité de radicaux (Clémenceau : XVIII° ; né en 41 en vendée : c'est un médecin, le symbole même de l'esprit fort anticlérical, a été aux USA en tant que prof de français et d'équitation dans un collège de jeunes filles de bonnes familles. Radical qui commence là sa carrière.) des socialistes et des militants de la 1ere Internationale.
Hiver 70-71 est très vigoureux : « l'année terrible » selon Hugo. Mortalité forte : 57p1000 mais agitation révolutionnaire très faible.
Le 5 Janvier obus prussiens tombent sur Paris, et le 6 janvier, Comité de la Corderie fait placarder une affiche rouge appellant à la révolte contre le gouvernement : « place au peuple ! Place à la commune. » Echec mais quelques morts, ce qui est révélateur de la mésentente entre Paris et GP.

c) L'Agitation Provinciale :

Lyon :
Moins de poids car pas dans la ville de l'Etat centralisé. Le 4 Septembre : Rev proclammée. Le drapeau rouge flotte sur la mairie. Agitation de type révolutionnaire : instauration d'un commité de Salut Public avec majorité d'ouvriers et d'artisans. Ils forment un commune qui traite d'égal à égal avec le préfet mené par Gambetta. Elle durera jusqu'en mai 71. Révocations des magistrats nommé par l'empire. Justice rendu par un comité de Sureté Générale. Police : commissaire élu. Mesures fortes : séparation de l'église et de l'état, laïcisation de l'enseignement.
15 Septembre : commune décide d'organiser la défense de la ville : passage de la commune désignée à la Commune élue. Commune républicaine, radicale. Veut obtenir des franchises municipales pour plus d'autonomie.
Le 28 Septembre : emeute à Lyon menée par les internationalistes. Bakounine prend part à cette commune. Vient de Suisse car accueil de réfugiés politique. Echec, mais aura conséquences ; Lyon devient une riche Rouge ou Rose.

Marseille :
A Marseille le 4 Sept 1870 apparaît un comité de salut public qui vient concurrencer le conseil municipales. Gamb envoie à marseille un nouveau préfet qui réussi à allier les 2 dans une commision départementale de sensibilité radicale. Grande ambition : crée le 18 Septembre la Ligue du Midi pour la Défensse Nationale de la République ; municipalité de Grenoble, Lyon et Montpellier.
Veulent levée en masse, impot sur le revenu, séparation d'Eglise et Etat épuration de l'administration pour évincer les bonapartistes. Mais le 13 Octobre : ligue rencontre Gambetta à Tours : ça se passe mal car Gambetta craint un fédéralisme (G = centralisateur)
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Antoine Jayat



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MessageSujet: Re: Cours : La Commune   Ven 7 Déc - 18:05

II- LA REVOLTE DE PARIS :

1) LA CONCLUSION DE LA PAIX :

28 Janvier : GP demande armistice [qd les civils demandent paix]. Reddition de Paris. Désarmement de l'enceinte de Thiers au niveau du boulevard des maréchaux ; plus de canons. Allmands occupent les 16 forts et garnisons à Paris réduite à 12 000 hommes et à la garde nationale mobile et sédendaire.
Bismark voulait la tenu d'élections législatives en France, y compris en Alsace Lorraine car il ne voulait signer la paix qu'avec un gouvernement élu. Recours a des élections libres. => 8 février : élections législatives à un seul tour dans toute la France. Scrutin de liste (représentation proportionelle) à l tour au niveau du département, plusieurs listes en présence, on doit voter pour une liste tout entière. Avantages : bonne représentation mais difficile d'établir une majorité. Favorise les partis minoritaires et extrémistes. (Ex FN sous Mitterand, Boulanger en 1889)
Scrutin d'arrondissement, au sens de circonscription territorial ; cela correspond à une sous-prefectures. Scrutin uninominal à deux tours (à 1 tour au Royaume-Uni) : on vote pour 1 député qui doit obtenir la majorité des suffrages exprimés pour être élu. Inconvénient : très peu de représentation des extrémistes. Cela favorise le clientélisme : gros propriétaires fonciers peuvent faire pression pour avoir les suffrages. Les républicains n'aimaient pas ce systèmes : Aristide Briand « les mares stagnantes du scrutin d'arrondissement. » Ce scrutin établie une géographie électorale qui dépend du ministre de l'intérieur qui définit les limites des circonscriptions : chaque département a droit à 2 députés minimum : inégalités entre les départements très et peu peuplés. Trop d'écart entre département de Lozère et Île-de-France.
Donc le 8 février au scrutin de liste => surprise générale : 360 monarchistes, 20 bonapartistes et 190 républicains dont 40 radicaux gambettistes. Pourquoi ? Car républicains sont bellicistes alors que monarchistes avaient fait campagne sur le thème de la paix, en particulier dans les campagnes où ils avaient stigmatisé les « partageux » et les « rouges. »
Vote de circonstances : on le voit lors des élections complémentaires : elles visent à pourvoir les sièges vacants à cause des candidatures multiples (Thiers = 26 siègles, etc...) car en Juillet 1871 : 114 députés à pourvoir : 99 républicains élus. Dans certains cas les paysans votent par déférence envers leurs notables, dans le Grand Ouest par ex. Daniel Halévy : La Fin des Notables (1937), avec un très bon portrait de Broglie : il avait été systématiquement battu par ses paysans sous le 2nd Empire.
L'Assemblée se réunit à Bordeaux jusqu'au 10 Mars. Elle sacre Thiers : chef de l'exécutif, orléaniste, mais semble s'être converti à la République en 1869. Mais légitimistes => Comte de Chambord, et Thiers sait qu'il n'a rien à attendre de lui après l'accouchement de la duchesse de Berry. Opposition de députés ruraux monarchistes et des républicains de villes.
Le 28 février : L'assemblée prend connaissance du projet de paix : Cession de l'Alsace et le Lorraine messine, 5milliards, occupation de 43 départements du nord et de l'est et occupation de l'ouest de Paris par 30 000 prussiens en attendant ratification des préliminaires. Sur 42 député de la Seine : 30 votent contre, Gambetta démissionne.
1er Mars : Assemblée Nationale vote la déchéance de N3 => deux alternatives aux réfimes: républisque ou monarchie : ni l'un ni l'autre, on reste dans le provisoire. Mais AN considère qu'elle a des pouvoirs constituants. Cette Assemblée est méfiante de Paris. Le 7 Mars : vote des mesures qui sont des provocations pour les parisiens pauvres.
a) Suppression de la solde des gardes nationaux sédentaires (300 000 personnes)
b) Suppression du moratoire du règlement des effets de commerce et des loyer = paiement immédiat des dettes commerciales et des loyers, ce qui veut dire que tous les endéttés doivent payer leur dettes auprès des commerciaux et expulsion le 15 mars pour ceux qui ne peuvent payer leur loyer.
Le 10 Mars : AN quitte Bordeaux. Elle va prendre des décisions très importantes : elle s'installe à Versailles où elle reste jusqu'en 1880 => provocation : ville des rois de France par peur de Paris. Le pouvoir exécutif est installé à Paris (il ira à Versailles après la Commune).
Avant de partir : Thiers jure le 10 Mars le « PACTE DE BORDEAUX » : « je jure, dit-il, de ne préparer sous le rapport des questions constitutionnelles, aucune solution à votre insu qui seraient de ma part une sorte de trahison. » Thiers reste neutre, ne choisit aucun prétendants. Cela révèle la méfiance des monarchistes, et inquiète les républicains qui craignent une restauration.

2) LA COMMUNE :

a) Le rôle de la Fédération de la Garde Nationale :

Fondée en janvier 71, regroupe tous les membres de la GN, bourgeois et gens du peuple. Objectif : maintenir la république.
Le 10 Mars : Fédération adopte ses statuts : établissement de RF. Soutien du comité de la corderie, en faveur de l'établissement d'une commune, et de la 1° Internationale, en particulier Eugène Varlin (ouvrier relieur, un des chefs de la commune fussillé plus tard). Thiers, homme d'expérience : il nomme un général à poigne : le général D'Aurelles de Paladines (monarchiste et soldat très sévère => choix clair)

b) Les événements du 18 au 26 Mars :

Le 18 Mars : Querelle au sujet de l'armement : Il y a 271 canons et 148 mitrailleuses. Ces canons avait été pris par allemands puis restitués à GN. Mais Thiers n'est pas rassuré est veut les récupérer. Il envoie des troupes régulières récupérer l'armement => Et là, c'est le drame ! Fraternisation des soldats qui se rangent du côtés de GN.
Immédiatement : tour sanglant. Les émeutiers prennent le Général Lecomte et le fusillent sans jugement. Nlle se répend. Indignation. Des soldats tombent par hasard sur le Général Thomas, en habit civil, il est reconnu par les émeutiers et il est fusillé.
Thiers, à Paris, apprend la nlle et s'enfuit. Gouvernetment se casse à Versailles et armée régulière évacue Paris le soir du 18 Mars. Les construits refusent d'obéir à leurs officiers, et les officiers ont une répugnance à s'engager dans une guerre civile. La foule incendie l'hôtel particulier de Thiers, qui sera indemnisé à la fin de la commune (Thiers devait sa fortune à son affairisme).

Ensuite : Vacance du pouvoir Parsien. Comminté de Corderie forme un Comité Central qui prend le pouvoir. Varlin est aux finances. Varlin sera respectueux à l'égard de Banque de Farnce : reproches cinglants de Lénine, qui juge que mettre la main sur la banque est la première chose à faire.
Elections : parti des maires contre Cominté Central. Le premier est dirigé par Clemenceau qui veut une voix moyenne entre assemblée de versailles et la commune. Il veut qu'on restitue les canons et que l'assemblée soit reconnue par parisiens.
22 Mars : AN refuse tout compromis. Et toute idée d'élections municipales. Elles ont lieu le 26 Mars. Sentiment autonomiste naissant. Parti des maires accepte principe d'élections municipales : 52% d'abstention. Très forte dans l'ouest parisien. 230 000 voix : 40 000 voix au parti des maires, 190 000 aux commnalistes. Elections de 86 élus : 33 ouvriers, 9 blanquistes, 40 élus de l'AIT et des chambres syndicales, 20 francs maçons, 14 membres du comité de la corderie et 3 divers : Jules Vallès (anarchiste) et le peintre Gustave Courbet (en 71 il préside la confédération des artistes ; a dû payer pour la destruction de la colonne Vendôme qu'il avait demandé en 70 et qui vit satisfaction avant la semaine sanglante)
Adoption du drapeau rouge et rétablissement du calendrier révolutionnaire, en décades et sans références à religion.
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Antoine Jayat



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MessageSujet: Re: Cours : La Commune   Ven 7 Déc - 18:06

III- LA COMMUNE ET SON ECRASEMENT :


1) SA NATURE ET SON ACTION :

a) Structure de la Commune :

Ambiguité : municipalité ou un gouvernement pour la France ?
Elle siège le 29 mars à l'HdeVille : discours du doyen d'âge (lamentable). S'oriente pour un style de gouvernement. Création de 9 formations collégiales avec 1 délégué, équivalant à un ministère. Réunion des 9 délégués = pouvoir exécutif.
Dans chaque Arr : commision d'arrondissement ac membres nommés par Commune => Assistance pour les plus pauvres, gestions des subsistances, surveillances des évoles devenues laïques et ouvrir ateliers pour les sans travail.

b) Son Action :

Economie : Riposte aux assemblée de versailles : rétablissement du moratoires sur les loyers le 29 Mars ; accorde 3 ans de paiement pour les effets de paiement impayés ; amendes et retenus sur salaires pour indisciplines sont interdites le 27 Mars. Et il y avait grand contrôle de l'assiduité du travail. On supprime travail de nuit pour boulangers.
Société : Séparation de l'Eglise et de l'Etat : enseignement laïcisé, tous les religieux doivent quitter l'école. Elle prend un certains nomvres d'ecclésiastique en otage : Archevèque de Paris Darboy, le pape ne l'appréciait pas car avait célébré obsèque d'un franc maçon.
Armée : 29 mars = abolition de conscription. Jamais +de 50 000 combattants alors que les armées versaillaises sont 2x + nombreuses. Louis Rossel (conglits des perceurs) et se propose de devenir dictateur (au sens romain) mais échec et aucune organisation militaire cohérente. 1Er Mais 1871 : Création d'un Comité de Salut Public qui n'eut aucun effet.

c) Son idéologie :

Atmosphère de liberté, comme en 1848 : apparition de certains journaux comme le cri du peuple de Jules Vallès. Le 19 Avril : idéologie se clarifie avec sa Déclaration au Peuple Français : propose de donner autonomie à toutes les localités de France : chaque commune voterait son budget et ses impôts, organiserait son administration, sa police, son enseignement et sa défense => Thème décentralisateur = France communale fédéralisée de 36 000 Commune mais Contrat : Paris doit être socialement un modèle : utopisme (adhésion totale impossible, france rurale). Mvt utopique aux multiples influences :
Influence Proudhonienne : fédéralisme.
Influences Jocobinistes minoritaires : décentralisation.
Influence Positiviste : avec Emile Littré qui a vulgarisé le positivisme dans son livre Conservation, Révolution, Positivisme : livre très lu. Littré parlait de Dictature des dignes prolétaires de Paris où se dévoilerait le vrai sens de l'Histoire.
Influences de la première Internationales ; plutôt Bakounine que Marx.
En 1871 : arrestation de 38 000 communard arrêtés : majorités d'hommes, 75% sont nés en province, 49% de célibataire, 48% de mairiés et 3% de veuf, 31% savaient lire et 30% avaient eu affaire à la justice (tracts socialistes, etc...), 64% d'ouvriers : surrprésentation du bâtiment et de la métallurgie. Correspondance au Paris des classes dangereuses = Est Parisien. Cela fige encore plus les rapports sociaux : bourgeoisie aura encore plus peur des ouvriers.

2) ECHO DE LA COMMUNE EN FRANCE :

a) La Réaction de la Province :

Limitée. Lyon : bref soulèvement le 22 Mars qui n'a pas eu de suite. Lyon = commune qui a tendance à s'assagir et renonce au drapeau rouge. Marseille par contre montre un vrai enthousiasme pour Commune : émeutes du 3 Mars au 5 Avril. Mais pas d'Echo => Isolement de Paris.

b) La Ligue des Droits de Paris :

Création en avril 1871 par le parti des maires par Clemenceau et Charles Floquet, pdt de Conseil plus tard. Voulait obtenir reconnaissance de la rép et octroi de droits spécifiques à Paris. Echec rapide car Thiers refuse d'accorder à Paris un statut particulier.
Le 14 Avril : Thiers fait voter une loi municipale centralisatrice : pas de maires à Paris. Villes de + de 20 000 habitants : le préfets y nomme les maires et les adjoints parmi conseils municipaux élus.
30 Avril : Elections municipales Province : victoire des républicains modérés. Le 7 mai : A lyon = fin de Commune, mais Lyon désobéit et élit un maire. Municipalité de Lyon tente de trouver voix moyenne entre Versailles et Paris demandant dissolution de Commune et dissolution de Versailles : échec en raison de l'intransigeance de Thiers, mais sur le long terme conséquences : Lyon reste radicale.

3) L'ECRASEMENT DE LA COMMUNE :

Situation militaire : prussien encercle toujours Paris, et derrière les lignes allemandes, les armées versaillaises qui rassemblent conscripts : 55 000 en avril 71 et 110 000 en Mai. Mac-Mahon les commande. Etude remarquable de Robert Tombs (américain).
Les fédérés ne sont pas plus de 20 000. Le 10 mai : signature du traité de Francfort mettant fin à la guerre franco-prussienne. Bismark libère prisonniers français pour aider Thiers car il a peur d'une contagion révolutionnaire.
Le 21 mai : armée entre par l'ouest (les prussiens se sont écartés). Gal de Gallifet : très cruel.
Le 24 mai : armée se dirige vers le centre et l'ouest : semaine sanglante qui dure du 24 au 28. Communards construisent barricades (900) et avaient récupérés armes. Incendie des Tuileries. Combats = éprouvants pour versaillais mais peu mortelle (1000 morts). Répression par armée, police, Garde Nationale de l'Ordre (version versaillaise de la garde mobile). 24 mai : exécution des otages dont Darboy. Généraux ordonnent répréssion très sévère : tribunaux militaire, justice très somaires. Gallifet, Cissey jugent. Répression couverte par Mac-Mahon et Thiers. Cruauté est plutôt de l'odre des officiers. Tensions. Soldats ruraux n'ont pas vraiment agi par cruauté.
Le 28 mai : mur des fédérés : semaine sanglant a coûté la vie à 10 000 communards dont Eugène Varlin. 38 000 personnes sont arrêtées et jugées : 3000 meurent en captivités avant d'être jugés. 8500 condamnations, 23 à mort dont Rossel, et dont 5000 à la déportation en Algérie et en nouvelle calédonie : Louise michel. Amnistie des communards partielle en 1880.


CONCLUSION :

Commune est un mvt +rép que socialite, même si classe ouvrière ont pu exercé le pouvoir. Thiers a montré que la Rep pouvait maintenit l'ordre et rassurer ainsi le monde rural et la bourgeoisie. Commune permet l'établissement de III° rep dans l'ambiguité.






BIBLIOGRAPHIE :

Jacques ROUGERIE : La Commune, PUF, Que sais-je ?, 1988.
Robert TOMBS : La Guerre contre Paris : 1871, Aubier, 1997.
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