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 fiches biographies

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Steph

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MessageSujet: fiches biographies   Jeu 6 Déc - 2:12

pour claire spécialement Very Happy

MAC MAHON

Sorti de l'École militaire de Saint-Cyr, il entra dans l'armée en 1827 et servit d'abord lors de l'expédition d'Alger ; Il se distingua au siège de Constantine en 1837. Depuis cette date jusqu’à 1855 il fut presque constamment en Algérie et accéda au grade de général de division.
IId Empire : pendant la Guerre de Crimée on lui donna le commandement d'une division et, en septembre 1855, il mena avec succès l'attaque sur les ouvrages fortifiés de Malakoff, où il y prononça son célèbre « J'y suis, j'y reste ! », ce qui aboutit à la chute de Sébastopol.
Après son retour en France, il fut comblé d'honneurs et fait sénateur. Désirant pourtant une vie plus active, il refusa le commandement suprême des troupes françaises et fut une fois encore envoyé, sur sa demande, en Algérie, où il vainquit complètement les Kabyles. De retour en France, il vota comme sénateur contre la loi inconstitutionnelle sur la sécurité générale, qui fut proposée après l'attentat manqué d'Orsini contre la vie de l'empereur.
Magenta : il se distingua particulièrement lors de la campagne d'Italie de 1859. Moitié par chance, moitié par audace et par flair, il poussa ses troupes en avant sans avoir reçu d'ordres à un moment critique lors de la bataille de Magenta, ce qui assura la victoire française. Pour ces brillants services, il reçut de Napoléon III le bâton de maréchal et fut titré duc de Magenta.
En 1864, fut nommé gouverneur général d'Algérie. Son action dans ce poste représente l'épisode le moins réussi de sa carrière. Bien qu'il eût effectivement mis en œuvre quelques réformes dans les colonies, les plaintes furent si nombreuses que deux fois dans la première moitié de 1870 il présenta sa démission à Napoléon III. Quand le cabinet Ollivier, qui devait si mal finir, fut formé, l'empereur abandonna ses projets algériens et Mac-Mahon fut rappelé.
1870-1871 : il participa à la guerre franco-allemande de 1870. Il est fait prisonnier lors de la capitulation de Sedan. En 1871, il fut nommé à la tête de l'armée dite « versaillaise » qui réprima sévèrement la Commune de Paris en tuant 30 000 personnes, emprisonnant 38 000 et déportant au bagne 7 000 autres.
IIIème République : Président de la République, 1873-1879
Porté par sa popularité, il est élu président de la République après la chute d'Adolphe Thiers le 24 mai 1873, et projette une restauration de la monarchie, après avoir limogé le Premier ministre pour le remplacer par un monarchiste. Avec le duc Albert de Broglie comme président du Conseil, il prend une série de mesures pour l'ordre moral. Les députés votent le septennat (novembre 1873, amendement Wallon) parce qu'ils espèrent que dans les sept années à venir le problème de la fusion entre Légitimistes et Orléanistes serait résolu par le décès du comte de Chambord (« En attendant qu'il plaise à Dieu d'ouvrir les yeux du comte de Chambord... ou de les lui fermer », disait-on dans les milieux orléanistes).
Il déclare dans un discours prononcé le 4 février 1874 qu'il saura pendant sept ans faire respecter l'ordre légalement établi. Préférant rester au-dessus des partis, il assista plutôt qu'il n'y prit pris part aux procédures qui, en janvier et février de 1875, aboutirent aux lois fondamentales qui établirent finalement la République comme le gouvernement légal de la France. Pourtant Mac-Mahon devait écrire dans ses mémoires toujours inédits : « Par ma tradition de famille et en raison des sentiments que mon éducation m'avait inculqués dès le plus jeune âge envers la maison royale, je ne pouvais pas être autre chose que légitimiste. » C'est avec répugnance qu'il consentit en 1876 à la formation des cabinets Dufaure et Jules Simon, dominés par les Républicains.
Lors de la crise ouverte par la question religieuse (les évêques recommandent à la sympathie du gouvernement français le cas du pape captif Pie IX tandis que la gauche de la Chambre demande au Gouvernement de « réprimer les manifestations ultramontaines », 4 mai 1877), Mac-Mahon demanda à Jules Simon de démissionner et constitua un ministère conservateur sous la direction du duc de Broglie ; il convainquit le Sénat de dissoudre la Chambre et fit un voyage à travers le pays pour assurer le succès des Conservateurs aux élections, tout en protestant qu'il ne désirait pas renverser la République. C'est ce qu'on a appelé la crise du 16 mai 1877. Cependant, les élections suivantes du 14 octobre donnèrent à la gauche une majorité de 120 sièges et le ministère de Broglie démissionna le 19 novembre. Mac Mahon se vit contraint de rappeler Dufaure, à la tête d'un ministère de gauche. Il conserva son poste jusqu'en 1878, pour permettre la paix politique pendant l'Exposition Universelle mais les élections sénatoriales du 5 janvier 1879, ayant livré cette assemblée à la gauche, Mac-Mahon qui ne disposait plus d'aucun soutien parlementaire préféra démissionner le 30 janvier 1879 et Jules Grévy lui succéda. Il meurt le 8 octobre 1893.
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Steph

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MessageSujet: Re: fiches biographies   Jeu 6 Déc - 2:13

Adolphe THIERS
(1797 - 1877)

Avocat, journaliste, historien, il fut ministre et président du Conseil sous la Monarchie de Juillet, député sous la IIe République et pendant le Second Empire, et le premier président de la Troisième République - le deuxième à avoir occupé cette fonction en France.
Un des chefs historiques de la droite orléaniste, il est responsable de l'écrasement de la Commune de Paris au cours de la Semaine Sanglante (1871), avant de se prononcer pour la fondation d'une République conservatrice.
Partisan d'une monarchie parlementaire de type anglais, Thiers est convaincu que la question religieuse, bien davantage que la question constitutionnelle, est ce qui sépare la branche aînée des Bourbons de l'opinion. Pour lui, la société française est avant tout dominée par la crainte du gouvernement des prêtres : « La France, écrit-il, est incrédule encore plus que libérale ».
Monarchie de Juillet : lors des Trois Glorieuses (1830), il est de ceux qui poussent Louis-Philippe d'Orléans à prendre le pouvoir. Vers la fin de 1830, il est tenté d'évoluer nettement vers la gauche, mais il est épouvanté par l'agitation, et rejoint alors le parti de la résistance. En1832 il est ministre de l'Intérieur. Avec Guizot et le duc de Broglie, il forme une triade de « talents supérieurs » qui domine le ministère. Thiers évolue vers le centre gauche, puis vers la gauche. Cette évolution est encouragée par le roi, qui cherche à le détacher de ses amis doctrinaires Guizot et Broglie pour mieux affirmer son propre pouvoir. Aussi, après que la Chambre des députés a renversé le ministère Broglie, Louis-Philippe va nommer Thiers chef du gouvernement en 1836. Thiers est fragilisé par la reprise de l'agitation républicaine. Démission en 1837. De nouveau président du Conseil en 1840, il est finalement écarté en faveur de François Guizot. Il continue à siéger à la chambre des députés dans l'opposition centre gauche. Il est donc un ministre important sous la Monarchie de Juillet mais sans avoir eu vraiment toutes ses chances.
Deuxième république : désormais républicain, il soutient la révolution de 1848 menant à la chute du cabinet Guizot. Thiers est déjà rallié au Gouvernement Provisoire de la Deuxième République où il ne va cesser de voter avec la droite conservatrice contre les socialistes. Il appuie la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence, avec le groupe du Parti de l'Ordre contre celle de Lamartine.
Second Empire : opposé au coup d'État du 2 décembre 1851, il fuit Napoléon III en Suisse, revient en 1852 mais se tient à l'écart de la vie politique sous le second Empire auquel il est opposé. Le régime devient plus libéral dans les années 1860. Il est élu député de Paris en 1863 et devient le chef de l'opposition libérale. Il fait un discours remarqué sur les "libertés nécessaires". Après la défaite de Sedan (1870), la France de la Défense Nationale veut continuer la guerre engagée contre la Prusse par Napoléon III. Thiers est partisan de la paix.
IIIème république, la Commune de Paris (1871) : il est élu « chef du pouvoir exécutif de la République française » — c'est-à-dire à la fois chef de l'État et du gouvernement — le 17 février 1871 par l'Assemblée nationale, réfugiée à Bordeaux. Il conclut le traité de paix avec Bismarck en 1871. Mais l'importance des réparations financières et le refus de l'armistice jugé comme une trahison envers le peuple, entraîne le soulèvement de Paris qui proclame la Commune. La commune de Paris est républicaine, patriote et socialiste et ne reconnaît pas l’Assemblée de Versailles. Depuis Versailles où s'est installé le gouvernement, Thiers assiège Paris et écrase l'insurrection dans le sang. C'est alors que les communards lui attribuent le surnom de "Foutriquet". Les communards qui ne sont pas décédés au combat furent déportés au bagne de Nouvelle-Calédonie ou exécutés à la suite de procès. En tout et pour tout, Louis Adolphe Thiers fit exécuter durant la Semaine Sanglante plus de 25 000 communards, dont une partie au Mur des Fédérés, situé au cimetière du Père Lachaise.
Nommé président de la République (le premier de la IIIe République) à titre transitoire (loi Rivet), il entame des réformes fiscales et militaires et paie l’indemnité à l’Allemagne 18 mois avant le terme prévu. Mais son revirement en faveur d'un régime républicain lui attire les foudres de la majorité monarchiste qui fait notamment voter, le 13 mars 1873, ce que l'on appelle la loi de Broglie qui empêche le président de la République de s'adresser à l'Assemblée Nationale autrement que par un message lu par un de ses ministres et qui ne doit donner lieu à aucune discussion. Thiers démissionne le 24 mai 1873 après avoir transmis un dernier message à l'Assemblée Nationale dans lequel il affirme qu'un retour à la monarchie est impossible car "il n'y a qu'un trône et l'on ne peut l'occuper à trois".
Mandats électifs : 4 juin 1848: député de Paris à la Constituante (élu dans 3 autres départements) ; 1863 : député de Paris (ou plutôt « député de la Seine ») ; 8 février 1871 : élu député dans plusieurs départements (dont le Loiret), il opte pour le mandat de député de la Seine.
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Steph

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MessageSujet: Re: fiches biographies   Jeu 6 Déc - 2:13

Albert de BROGLIE
(1821 – 1901)


Son père, Victor de Broglie fut président du Conseil sous la monarchie de Juillet. Le fils est monarchiste et Orléaniste par tradition. Il entre en politique après la chute du IId Empire.
Député orléaniste de l’Eure de 1871 à 1876. Il prend la tête de l’opposition conservatrice qui force Thiers à démissionner en 1873 après avoir fait passer la loi du 13 mars 1873, appelée « constitution De Broglie » = la monarchie sans le roi. Il conduit une coalition qui fait élire en 1874 Mac Mahon à la Présidence de la République. Après l’impossibilité de la restauration monarchique par la faute du Comte de Chambord, la loi de novembre 1873 a fixé le mandat présidentiel à 7 ans dans l’espoir d’une restauration orléaniste. La manœuvre choque les légitimistes, qui votent avec les républicains et les bonapartistes.
Mac-Mahon le nomme alors chef du gouvernement où il multiplie les mesures répressives (révocation de préfets, de maires, censure de la presse républicaine, interdiction de la statue de Marianne). Il est le chef d’un gouvernement d’ordre moral et doit faire face à l’opposition des Légitimistes et des Bonapartistes. Il s’aliène l’extrême droite alliée à la gauche par son projet de grand conseil. Crise du 16 mai 1877 : Broglie est partisan de l’équilibre des pouvoirs entre exécutif et législatif, contre les républicains qui veulent faire du gouvernement l’émanation de la Chambre et qui veulent l’effacement du Président de la République. Dissolution. Majorité républicaine. Broglie est contraint de démissionner.
Il sera sénateur jusqu’en 1885, date à laquelle il se retire de la vie politique.
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