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Steph

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Date d'inscription : 15/11/2007
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MessageSujet: fiches événements   Jeu 6 Déc - 2:10

Le Boulangisme
(1885-1889)

Depuis le début des années 80 on peut considérer la république définitivement installée mais les divisions demeurent vives en particulier sur la question scolaire et donc sur les rapports avec l’Eglise. Pour les républic radicaux « le cléricalisme voilà l’ennemi » (Gambetta), pour les conservateurs, appui sur les forces catholiques et le clergé. D’où des oppositions entre Rép et conservateurs mais aussi entre Rép modérés et Rép radicaux (Rochefort, Clémenceau) eux- mêmes talonnés par les socialistes. Dès 1883 pour Ferry le péril est à gauche et non plus à droite. Question coloniale (le Tonkin), crise économique, progrès des conservateurs aux élections de 1885 : Ferry est devenu impopulaire, le régime est usé.
Grévy est réélu à la présidence, en 1885, faute d’autre candidat sérieux. Du côté de l’opposition : en 1879 le prince impérial, chef de file des Bonapartistes, est mort ; en 1883, mort du Comte de Chambord (chef de file des royalistes légitimistes). Reste en lice le seul Comte de Paris, petit-fils de Louis-Philipe, et donc chef de file des Orléanistes. Les royalistes s’intitulent désormais conservateurs et retrouvent du dynamisme. Les rép modérés, les opportunistes, doivent s’unir aux radicaux pour former des ministères sans prestige. L’opposition intransigeante devient de plus en plus forte : naissance de l’anti-parlementarisme. Les socialismes naissants (eux-mêmes divisés) critiquent la « république sans le peuple, la république des députés ». Boulanger est alors ministre de la guerre (voulu par les radicaux !). Il exploite le mécontentement, il est actif, intrigant. Il se pose en général « d’extrême gauche » et fait fond sur le nationalisme. Il est très populaire et donc encombrant. Il promet la revanche contre l’Allemagne.
En mai 1887 Rouvier constitue un cabinet sans Boulanger et s’assure les voies de la droite : nouvelle majorité donc fondée sur l’union des centres. Puis un scandale : le gendre de Grévy, (le président de la rép), un député, Daniel Wilson se livre vau trafic de la légion d’honneur. Grévy doit démissionner (déc 1887). Ferry est candidat à sa succession. Menace d’émeute de la part des radicaux parisiens. Le congrès (Ch des députés + Sénat) lui préfère Sadi Carnot, modéré. Clémenceau est d’accord. Quelques jours plus tard Ferry est blessé grièvement par un fanatique.
Boulanger, mis à la retraite est éligible : il entame une campagne politique sur le thème « Dissolution, Révision, Constituante ». Champion d’une république nouvelle. Appel au plébiscite, ce qui ressemble à Bonaparte en 1851. Le comité de soutien est composé de radicaux tels Rochefort. Mais Clémenceau, plus perspicace le soupçonne d’être un nouveau Bonaparte : pouvoir personnel, avec soutien populaire direct. La « boulange » apparaît comme un parti démagogique. Son chef, plein de duplicité. Il entre en relation avec les chefs des droites. Il devient le « syndic des mécontents ». Le général l’emporte en 1888 dans plusieurs élections partielles faisant l’union des voies radicales … et des voies conservatrices. Il démissionne une fois élu pour attendre une occasion plus favorable. Sa campagne culmine en 1889 à Paris, citadelle du radicalisme : il écrase le candidat des républicains unis le 27 janvier 1889. La foule en délire le presse de marcher sur l’Elysée. Il temporise, consulte sa maîtresse, Mme de Bonnemains qui le dissuade, il se dérobe. La république est sauvée, le putsch sombre dans le ridicule. Il ne méditait aucun coup d’état (il n’a pas la stature de Bonaparte). Il attend que l’engouement populaire le porte au pouvoir lors des élections générales de 1889.
Le gouvernement qui a vu le danger réagit : le scrutin de liste (la tête de liste fait passer toute l’équipe) est remplacé par le scrutin d’arrondissement. Bref on modifie la loi électorale. Dans le scrutin d’arrondissement les intérêts locaux dominent l’élection. Une loi interdit d’être candidat simultanément dans plusieurs circonscriptions.
Boulanger est déféré devant une haute cour pour attentat contre la sûreté de l’Etat. Il passe en Belgique avec sa maîtresse. En août il est condamné à la déportation, parodie de justice qui suffit à faire filer le général « comme un lavement ».
Il a manqué surtout au général l’appui des campagnes : la fièvre révisionniste (réviser la constitution) n’a pas gagné les zones rurales. Les révisionnistes, c'est-à-dire les Boulangistes ne gagnent pas 40 sièges aux élections de l’automne 1889. Boulanger se suicidera en 1891 à Bruxelles sur la tombe de sa maîtresse. On ne peut gouverner la république à la fois contre les radicaux et contre les conservateurs.

(Voir Article « Boulangisme » dans le Thesaurus de l’E U)
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Steph

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MessageSujet: Re: fiches événements   Jeu 6 Déc - 2:10

La crise du 16 mai 1877

Depuis les lois constitutionnelles de 1873-1875 la République est installée sur le modèle à peu près en fait d’une monarchie constitutionnelle : la chambre des députés est élue au suffrage universel, le Sénat est une chambre des notables, très conservatrice (il représente surtout les campagnes). Le président de la République est élu pour 7 ans par les députés et le Sénat, il est rééligible. Il gouverne avec un ministère responsable devant les Chambres, il dépend donc du Parlement. On a un régime parlementaire. Le parlement vote les lois et contrôle l’exécutif. Cependant le président peut dissoudre la Chambre mais avec l’accord du Sénat.
Les députés conservateurs comptent sur le Sénat pour appuyer Mac Mahon, président de la République, contre la Chambre. Les républicains radicaux comme les royalistes espèrent une révision constitutionnelle, les républicains pour réformer le Sénat, trop conservateur par son mode recrutement. Les deux assemblées réunies en congrès peuvent faire une telle révision constitutionnelle. On a ainsi tous les éléments conflictuels d’une crise.
Mac Mahon a d’un côté une Chambre à majorité républicaine et de l’autre un Sénat où les conservateurs l’emportent de peu. Le suffrage universel, à chaque élection, renforce la gauche. Les conservateurs veulent donner un coup d’arrêt : le 16 mai 1877 M Mahon renvoie le président du conseil des ministres, Jules Simon, républicain modéré, et le remplace par Broglie (qui est un homme de droite). Il est mis en minorité par 363 voies républicaines ; il fait dissoudre la chambre. Campagne électorale : M Mahon prend parti lance le clergé et les fonctionnaires (les préfets) dans la bataille. Les républ font bloc autour de Gambetta. Les rép l’emportent, de peu. Le Sénat refuse une seconde dissolution, Broglie se retire, M Mahon s’incline et démissionne en 1879. La tentative de régime présidentiel est donc morte. Les chambres envoient à la présidence non pas Gambetta qui est l’âme des rép mais le vieux Grévy qui paraît plus rassurant car plus modéré. Grévy renonce à l’arme de la dissolution ; on a donc des changements fréquents de ministères renversés par les députés. Cependant on retrouve toujours à peu près les mêmes hommes, comme Freycinet ou Ferry. En 1879 le parlement revient à Paris, en 1880 amnistie des communards, première célébration du 14 juillet avec la Marseillaise comme hymne national. On peut considérer la République définitivement installée et consolidée. Grévy tient à distance les Radicaux, éloigne Gambetta qui ne dirigera le ministère que quelques mois (de nov 1881 à janvier 1882) avant de mourir accidentellement.

Le parlement : c’est la chambre des députés élus au SU
Le congrès : c’est la réunion de la chambre des députés et du Sénat
Le sénat (300 membres) : 225 élus par un collège de notables (députés, conseillers généraux et d’arrondissement, 1 délégué de chaque conseil municipal) + 75 désignés à vie.
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