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 Cours : La Société Française à la fin du Second Empire

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Antoine Jayat



Messages : 45
Date d'inscription : 23/11/2007
Age : 27
Localisation : Paris V°

MessageSujet: Cours : La Société Française à la fin du Second Empire   Lun 26 Nov - 18:42

Je poste ici le cours que j'ai pris à l'ordi en classe. Ce sont des notes, donc incertitudes, fautes d'ortographe et autres peuvent parfois se balader. N'hésiter pas à préciser certaines choses qui vous paraissent étranges. J'ai pris à partir du grand II petit 3).

II- Le monde des villes

3) Les classes moyennes

d- Les employés:
700000 en 1870. Ce chiffre comprend les employés de commerce. Ex Le bon marché créé par les époux Boucicaut. Code vestimentaire : chemise à col blanc (employés) et cole bleu pour les ouvriers.
Ils sont comtables, travaillent dans les banques. Problèmes de santé mis en évidence par le conseil de révision. Plus on est grand, plus on est en bonne santé, et donc plus on est bourgeois.
Il y a des fonctionnaires subalternes (600 000) bénéficient d'un système de retraite dès 1853. L'essentiel de ces postes sont commis de perception, contôle des poids et mesures, corps des instits et enseignants, formés par Etat et payés par municipalité ; salaire relativement faible ; gros écart entre salaire des hautse fonctionnaires et des fonctionnaires subalternes.
Cas particulier : employés militaires ; arsenaux (Toulon, Brest...). Ils bénéficient d'avantages sociaux et sont très politisés dans le sens républicain.

e- Professions libérales.
Différence entre professions libérales et notables : les premiers ont besoin de gagner leur vie, ne peuvent pas avoir trop d'occupations...
Au sommet : les notaires : font preuve d'un malthusianisme social. Il faut racheter une charge qui se transmet souvent dans la famille. Sont très influents en province ; mariages, achats immobiliers. Arrangent des mariages, et ce rôle s'est renforcé après la guerre. A Angers en 1850, le revenu est de 30000 par ans (6000€ par mois).
En dessous : les avocats. Revenus moindres : entre 2000 et 3000 francs par an. Quelques grands plaideur (Gambetta). A côté les pharmaciens, très influents en province. Sont conseillers médicaux et préparateur pour soigner des maladies. Intellectuellement, ce sont des « esprits forts » ils sont anticléricaux (=> Homais ; père de Flaubert a joué un rôle dans la diffusion de l'Hygiénisme). Médecins: sont mal vus : une pléthore de médecin par rapport aux nombre de gens qui peuvent ou veulent payer. Concurrence des officiers de santé : Charles Bovary. Cela existe jusqu'en 1892.

4) LES TRVAILLEURS MANUELS :

a- Accentuation des contrastes sociaux :
Vivent en villes ; sont le lieux d'enrichissement bourgeois et d'un grand dénument ouvrier. En 1850 : ceux qui laisse une succession nulle (qui ne laisse rien à leurs héritiers ; mais pas négative) : A Rouen : 75% ; A Lille 76% et à Bx 79%. Ouvriers très pauvres qui connaissent chômage (10% de la population ouvrière sous N3 connaît chômage périodique). Vivent de la charité (oeuvres religieuses) et secours des municipalités aux indigens.
Modèle social de l'artisanat : un chef d'équipe qui fait travailler ouvriers pour le patrons et qui les payent indirectement ; ce qui laisse une marge importante de dialogue.
Vie difficile : petite tailles, tuberculose... A Rouen sous N3 : 2 conscrits sur 3 sont réformés pour des raisons de santé. Alimentation peu diversifiée : pain + céréale le midi, très peu de viande... Pourant, dans le budget ouvrier, alimentation représente les 2/3, loyer 10 à 15%, et le reste en vêtement et rare loisir. Dans un budget bourgeois, alimentation = 12%. Plus on est pauvres, plus la part du budget alimentaire est important : loi Engel.

b- Evolution d'ensemble de population ouvrière :
Estimation : part de l'industrie dans population active : 28,9% en 1866. Chiffre en légère baisse en 1881 : 28,7. Il y a 3,1M d'ouvriers : prolétariat = que la force de travail à offrir. Plus grand poste : textile = 1,5M ; puis alimentation, métallurgie et mineurs. Prolétariat est souvent masculin à 3 caractéristiques :
-30% sont des ouvrières qui travaillent dans le textile. Mais leur existence est mal admise dans la société. Michelet : « l'ouvrière, ce mot impie. » Pourquoi ? Car le salaire féminin est considéré par tous comme un salaire d'appoint : calculé volontairement en dessous du seuil de subsistance. Ce travail féminin est vue comme un complément au travail masculin. Main d'oeuvre jeune, encadrée ; ex « couvent-usine » regroupant dans la région lyonnaise : travaillent la journée et dorment au couvent, cela pour se constituer une dote.
 Main d'oeuvre enfantine nombreuse : ex des mines ; leur petite taille est appréciées. Commencent à travailler vers 8 ans. Sous LP : 1841 = loi proposé par le Vicomte Meulun, légitimiste, pour réduirre le travail des enfants.
 La France commence à être une terre d'immigrations. En 1851 : recensement : 380 000 étrangers => Ce chiffre est une surprise. Surtout belges et italiens. Mines ou usines. Sont mal vus car considérés comme trop dociles. Ex mineurs de carnot : mines qui faisaient venir des étrangers qui furent très mal accueillis ; ex : italiens, lynchage.

c- Les ouvriers et l'industrialisation du pays :
• Le paradoxe d'Hobsbawm : historien anglais d'origine autrichienne, parti à cause de sa judéité. Marxiste anglais. 1869 : publie L'ère des révolutions => Il y parle du « gigantesque paradoxe su développement capitaliste en France. » La france était prédisposée à connaître un pic de développement capitaliste comparable à l'Angletterre. Pourquoi ? Pour 2 raisons :
- Structures moderne en ce qui concerne justice et politique. Code unifié par le code napoléon.
- La France au XIX° avait de l'avance dans 2 domaines : recherche scientifique et économie politique. Ex : Chaptal (scientifique qui a inventé un système de conservation du vin puis ministre). Economiste et industriel : Jean-Baptiste Say, le + gd économiste du XIX° : « tout produit crée son débouché. » => Il faut laisser faire les produits ; cela assure le plein emploi : si les produits sont bien calibrés, il se vendront.
Hobsbawm constate ce paradoxe : utilisation d'agriculture et artisanat. Secteur dynamique et concentré : mines, chemin de fer, ménallurgie. Secteur lent concernant l'industrie textile, qui a recours au travail à domicile. Puis industries dispérsées dans monde rural. => Paradoxe, propose des hypothèses :
- Atrophie du marché urbain, rétivité du monde paysan à l'achat des produits non manufacturés.
- Artisanat d'art, vêtement de luxe. Domination d'un secteur traditionnel.
• Le mode de vie ouvrier : tentative de riposte à Hob. Gérard Noiriel, qui s'est intéressé aux mineurs de Lorraine, enseigne à EHESS. Travaux sur identité nationale, etc... Pour lui, un des éléments de ce paradoxe est le mode de vie ouvrier : il freine l'évolution vers le capitalisme. Il a deux éléments :
- Polyvalence : svt travail ouvrier est saisonnier. Ex : industrie textile : travail à domicile (femme) ; et ce travail est souvent complété par un travail agricole : système d'ouvriers paysans qui ne veulent pas dépendre uniquement du patron : cultivent un lopin de terre. Ex mineurs de carmaux (Tarn) qui travaillent aux champs pour la plupart. Vont à la mine de 2h à 10h du matin et l'après-midi, travaillent leur lopin de terre. « Jusque vers 1880, dans les classes populaires, le travail industriel est surtout vu comme une modalité du travail rural.
- Compétence professionnelle : foncdée sur la mobilité des ouvriers ; dans bcp de secteurs industriel, apprentissage oral du savoir. Ex verriers : vont de ville en ville former des gens plus jeunes. Organise la rareté des ouvriers compétents et maintien des salaires élevés. C'est une règle sociologique. [compagnons du tour de France : compagnonage, de ville en ville pour confectionner un chef d'oeuvre, pour développement la rareté du travail.]

d- La stratification sociale :
Docteur Guépin a étudié les ouvriers de Nantes. Il voit 3 niveaux d'ouvriers :
• Ouvriers aisées (600 frcs/an) : corps de métiers, formés par apprentissage, développer un savoir-faire plutôt plutôt que force physique. Alphabétisés.
• Ouvriers pauvres (moins de 600 frcs/an) : dans les grands établissement textiles, peuvent glisser d'un établissement à l'autre.
• Ouvriers misérables : paysans venus en ville, sans qualification, jeunes célibataire. « pour eux, vivre c'est ne pas mourir. »
Historiens marxistes se sont demandés s'ils avaient une conscience de classe. Paradoxe : il aurait pu y avoir une cs de classe car à partir de 1850 il est très difficile d'accéder au patronat. Amertume des ouvriers. Mais il n'y en a pas car il y a une atomisation du monde ouvrier ; le modèle dominant : le modèle artisanal. Il y a toujours une possibilité de dialogue avec ses patrons.
Sociétés de secours mutuels : versaient des indemnités en cas d'accident du travail. N3 se donnait le droit d'en nommer le pdt pour éviter que cela devienne une caisse de résistance.
En 1864, des syndicats naissent pour la grève car délit de coalition est levé. Mais ces syndicats ne sont pas permanents. Cs de classe : chez mineurs .

e- Affirmation politique et culturelle des ouvriers :
Elle prend 3 formes :
• Révoltes et grêves. Révoltes n'existent plus sous N3 : 1831 et 1834 : révoltes des cannuts à Lyon, dernières révoltes. Grèves revendiqués par les ouvriers les plus qualifiés.
• Cellule familiale : joue un rôle important. Famille nucléaire (2 parents, 2 enfants) => solidarité sociale et économique ; tout le monde travaille, enfants et femmes. Femme tient les compte de la maison. Elle cultive le jardin, donné par des patrons philanthropes. Légumes : seuls nourriture diversifiée des ouvriers.
• Sociabilité de quartier : ouvriers très attachés à une vie collective : dechristianisation du monde ouvrier, due à l'Eglise catho : réseau paroissial pas assez dense pour les ouvriers (1curé par village à la campagne mais moins dans les réseaux ouvriers). Mais pas d'anticléricalisme (cf Soeur Rosalie). Quartiers sales. Volonté hygyéniste. Volonté d'aération haussmannienne. Débit de boisson : fléau. Les cathos veulent délivrer les ouvriers de l'alcool. Cabaret a un rôle social fort également : la forte tête qui cré un cabaret en face de la compagnie. Il y a des concerts et des fanfares ; divertissements populaires.

f- L'attitude des bourgeois à l'égard des ouvriers :
• La peur : révoltes des Cannuts hante la bourgeoisie. Apparition du thème des « classes dangereuses. » En 1840, le publiciste Fréguier écrit De classes dangereuses de la population dans les grandes villes et des moyens de les rendre meilleures. Prolétariat est dangereux car peut se révolter et être influencées du socialisme ; sont souvent criminelles. Le parc pénitentiaire (les prisons autours des villes) est dû à LP (30 000 places). Chevalier 1860 : Classes laborieuses, classes dangereuses.
• La riposte bourgeoise : analyse de Noiriel qui va prendre 3 formes :
1) travail de connaissance du monde ouvrier (Guizot était d'ailleurs un universitaire). Cela s'appuie sur des enquêtes de médecins, des travaux universitaires, monographies (un sujet d'étude) dues à l'école de Frédéric Le Play (économiste libéral) qui montre que les ouvriers mangent mieux que les paysans (moins de pains, plus de viandes)
2) Élaboration d'une idéologie néo-libérale ; infléchissement avec Le Play et Adolphe Blanqui, frère d'Auguste (l'araignée de la révolution), qui écrivait dans le journal des économistes. Considère Angleterre comme anti modèle par excellence ; car cela entraine l'arrivée d'un prolétariat jugé ingérable et dangereux. Propose un modèle équilibré entre grande industrie et petite : il faut la complémentarité, préserver les petites entreprises traditionnelles, éviter une concurrence entre les petites et grandes entreprises => Il faudrait mettre la grande industrie non pas au milieux des villes mais des champs. Le Play y consacre des pages intéressante. Ville = lieu de déracinement des travailleurs qui deviennent la proie de jeunes intellectuels sans scrupules et ambitieux. Ce serait un avantage social : à la campagne il peuvent bénéficier du patronage tranquille du patron, et cela favorise la complémentarité des activité : + travail des champs, agricole, possession des jardins, qui fournissent activités à femmes et enfants. Il s'agit de moraliser l'ouvrier par trois moyens : le jardin, le mariage, la maison (accession à la propriété) => Ex Le Creusot, des Schneider, où les ouvriers empruntent à leus patrons qui centralise les dettes, et ce afin d'accéder à la propriété. C'est là qu'on expérimente le paternalisme : aide pour les ouvriers mais en encadrant tous les moments de sa vie. Dernier héritier des Schneider s'est marié ac fille de Guesde. Théoricien de la moralisation de l'ouvrier par le paternalisme : Emile Cheysson « c'est bientôt sa maison qui le[l'ouvrier] possède, elle le moralise, l'assied, le transforme. » en 1897 dans sa conférence le rôle social de l'ingénieur.
3) Encadrement étatique : aspect pratique et idéologique. a) Eviter concentration des pauvres en villes => On dissémine l'assistance aux pauvre (1 hospice par canton, beaucoup de maladies nosocomiales) et on crée les soins à domicile et gratuite. b) Liberté du travail : Dunoyer (orléaniste) dans De la liberté du travail (1854) ; il considère la misière comme un mal inévitable mais utile car il effraie les ouvriers qui doivent accepter les bas salaires. L'Etat n'a pas à aider les pauvres ; l'Etat n'intervient que dans l'instruction.



CONCLUSION :

Soc Française se caractérise par la fermeture sur elle-même des classes dirigeantes. Il faut attendre la fon du XIX pour assister à l'émergence en France d'une classe ouvrière constituée et d'une industrialisation de type moderne.





BIBLIOGRAPHIE

Les paysans :
Georges DUBY (dir) : Histoire de France rurale, T3, Le seuil, 1977, réédition collection pts histoire 1992. Puis Histoire de la France urbaine, T3, 1983...
Annie MOULIN : Les paysans dans la société française de la Révolution à nos jours, seuil, points histoire, 1988.

Les classes sociales :
Adeline DAUMARD : Les bourgeois et la bourgeoisie en France, aubier 1987, rééd. Flammarion coll. Champs 1993. Poche flammarion pour sciences himaines.
Christophe CHARLE : Histoire sociale de la France au XIX° siècle. (admirateur de Bourdieu, il est très narcissique).
Gérard NOIRIEL : Les ouvriers dans la société française XIX°XX° siècle.

JP DAVIER : La société industriel en France, 1814-1914, le seuil Histoire.
L'HISTOIRE, n°195, janvier 1996, le temps de la luttes des classes : patrons et ouvriers français dans l'aventure industrielle. Article de JM GAILLARD sur le paternalisme. JM JANNENEY, sur les Wendel. CARON sur le capitalisme familial.
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Thomas M
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MessageSujet: Re: Cours : La Société Française à la fin du Second Empire   Mar 27 Nov - 0:05

Antoine je t'aiimmmmmeeeeeee Very Happy
même s'il me semble que Noiriel est du XXè et non du XIXè
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~Claire~



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MessageSujet: Re: Cours : La Société Française à la fin du Second Empire   Mar 27 Nov - 22:27

Thomas M a écrit:
Antoine je t'aiimmmmmeeeeeee Very Happy

ah toi aussi xD
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